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pour l'interprétation de cette image de cristallisation
sensible
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Les
Cristallisations Sensibles
(première partie)
par Marie-Françoise
Tesson
La méthode appelée
par ses pionniers « Cristallisations Sensibles au
CuCl² » fut mise au point par E. Pfeiffer en
Suisse, puis aux U.S.A. dans les années 20 du siècle
dernier. Elle appartient à la famille des méthodes
qualitatives morphogénétiques dont les résultats
reposent sur un décodage d’images.
Sa technique
consiste à mélanger,
dans des proportions connues, une solution de chlorure
de cuivre (CuCl²) et une solution de la substance
organique que l’on veut ainsi étudier. Ce mélange,
disposé dans des coupelles de verre, est déshydraté à 30°C
pendant environ 12 heures, dans une étuve conçue
pour cette opération : évaporer lentement,
régulièrement, sans perturbation mécanique,
aérologique ou thermique, l’eau du mélange
de solution. Lorsque le processus est terminé, les
coupelles de verre sont alors occupées par des dessins
en forme d’arborescence, de couleur verte ; c’est
ce qu’on appelle l’image de cristallisation sensible (ICS)
de la
substance, bien que cette image ne soit composée
que de sels de CuCl². En effet, cette ICS, passée
aux rayons X, montre que les sels de CuCl² sont restés
parfaitement purs ; sans mélange avec l’additif
organique ; celui-ci se dépose sur le fond
de la coupelle, en une sorte de film, dessous l’organisation
arborescente des sels. Cette technique est actuellement
appliquée à des domaines d’investigation
différents :
- le domaine
médical et vétérinaire
avec l’étude du sang ;
- le domaine agronomique, de l’étude des préparations
et pratiques agricoles (compost, etc…) ;
- le domaine alimentaire des comparaisons de productions,
de transformations et de conservations ;
- le domaine de la dynamisation d’eaux potables filtrées
ou distillées.
Nous ne décrirons pas les applications médicales,
hors de notre compétence. La technique en est la
même mais les éléments de décodage
de l’image sont différents de celle que nous pratiquons.
Pour tous les autres domaines cités, nous avons
pratiqué de nombreuses expérimentations depuis
1985.
Pour toute substance
organique dont nous voulons étudier
le domaine qualitatif, nous devons d’abord vérifier
quelles sortes de qualités la technique de la CS
va permettre de découvrir.
Ce que Pfeiffer, et quelques pionniers allemands, ont réalisé pour
l’application de cette technique au sang humain, c'est-à-dire établir
d’abord un référentiel à partir d’ICS
obtenues avec des sangs contrôlés de malades
dont ils connaissaient la pathologie, en vue d’établir
une base à un futur jugement de pré-diagnostic,
nous l’avons imité, pendant notre période
d’apprentissage, mais en appliquant nos efforts de connaissance à un
autre domaine et d’une autre façon.
Nous nous sommes concentré sur l’étude du
végétal car il représente un domaine
d’investigation dans lequel un type de phénomènes
qualitatif est isolé : les processus de vie du végétal
ne sont pas modifiés par d’autres phénomènes
qualitatifs liés aux états émotionnels
ou psychiques des animaux et des hommes.
D’autre part, dans une démarche de connaissance,
la technique ne représente qu’un élément
indispensable mais insuffisant. Il nous a semblé essentiel
d’adjoindre à l’utilisation d’une technique adaptée
au vivant, une méthode de connaissance qui se coule
aussi dans les particularités du vivant puisque
notre investigation du végétal correspond
en fait à l’étude du vivant. La technique
des CS ne repose pas sur une réaction et ne permet
pas de connaître la composition chimique du végétal,
elle permet seulement d’en cerner des qualités liées à sa
particularité d’être vivant.
Après des années d’expérimentations
diverses et des milliers d’observations comparatives, la
méthode des CS s’est révélée
un outil privilégié de l’étude des
phénomènes de vie de la substance organique.
Mais pour parvenir à des informations qualitatives,
nous avons appliqué la technique des CS à des
milliers de comparaisons :
- Comparaisons
entre des substances inertes, minérales
ou synthétiques et des substances organiques et
inorganiques des règnes vivants. Le suivi comparatif,
par CS, de l’évolution des extraits aqueux de ces
diverses natures de substance (organiques et inorganiques),
se révèle cohérent avec ce que l’on
observe dans la nature : les phénomènes
de vie ne sont pas visibles dans l’espace, ils se manifestent
dans le temps, rythmés en cours de durées
limitées pendant lesquelles nos sens perçoivent
les modifications qu’ils provoquent. Nos sens ne perçoivent
que la transformation de l’apparence sensible des êtres
vivants ; celles-ci sont des supports de réflexion
qui permettent à notre esprit d’interpréter
les phénomènes de vie que nos yeux ne voient
jamais directement. Notre étude par CS d’une substance
organique est en fait l’étude du comportement de
son extrait aqueux à travers à travers des
images de cristallisation (ICS) qui évoluent sans
cesse jusqu’aux processus de décomposition, tandis
que les substances inertes n’évoluent pas et se
répètent à l’identique, dans les mêmes
conditions techniques.
- Comparaisons entre vieillissement in vitro et vieillissement
in vivo de la substance organique. Celles-ci ont permis
de légitimer notre méthodologie.
- Comparaisons entre substances organiques de même
nature dans les mêmes conditions techniques. Toutes
ces substances organiques relativement saines sont reconnaissables à travers
les ICS homologues.
- Comparaisons de plantes sauvages au cours de leur cycle
végétatif. On s’aperçoit alors que
le CuCl² réagit à des étapes
de vie du végétal.
- Comparaisons entre plantes jeunes et vieilles, fraîches
et fanées, saines et malades ou polluées,
etc.
Ainsi on apprend comment le CuCl² se comporte vis-à-vis
des états de vie et de santé du végétal,
comment l’intensité des processus végétatifs
se reflète dans les ICS.
- Comparaisons entre les organes des plantes et entre les
substances végétales. On visualise ainsi
comment le CuCl² réagit vis-à-vis du
niveau de complexité d’organisation de la substance
organique.
- Comparaisons de végétaux sauvages et cultivés,
de terroirs différents, comparaisons de végétaux
de même nature cultivés selon des modes de
production différents.
On s’aperçoit qu’il existe des types d’ICS correspondant à aux
types de production agricole.
- Comparaisons de transformations alimentaires diverses
sur des échantillons de même nature.
- Comparaisons de modes de conservations différents
sur des plantes ou des aliments de même nature, etc…
De ces multiples comparaisons, avec
lesquelles nous avons constitué une banque d’images,
objectivée
sous forme de diapos et de photos numériques (66 700
photos) et mémorisées sous forme
de types d’images, nous avons extrait nos principaux
outils de décodage.
La reconnaissance et la mémorisation des types,
c’est-à-dire des images caractéristiques
de la nature de la substance, caractéristiques d’états
ou d’intensité de vie, de mode de culture ou de
processus divers d’assèchement, de refroidissement,
de réchauffement, etc… sont les outils d’interprétation
que l’on se forge au cours d’une période de pratique
assidue qui peut varier en durée selon les individus
et selon la précision des échantillons expérimentaux
contrôlés dont on peut disposer.
Ces images « types », instruments
idéels,
servent de « patron », de modèle de
référence, pour regarder ensuite toutes les
ICS et leurs diverses modifications dues à la sensibilité de
cette méthode parfaitement fiable pour un expérimentateur
ayant accepté de passer par cette période
indispensable d’apprentissage décrite précédemment.
Pour un regard inexpérimenté et habitué à ne
considérer comme fiable que la reproductibilité à l’identique,
les ICS avec leur homologie et leurs promptes modifications
dès qu’un paramètre change, peuvent apparaître
déroutantes et peu fiables. Mais nous pouvons montrer
par nos archives photos la cohérence des résultats
de nos travaux au cours de ces 19 années de pratique
et également la cohérence entre certains
de nos travaux et ceux de même nature effectués
par d’autres expérimentateurs ayant adopté notre
méthode de connaissance du vivant.
Malgré son potentiel de recherche dans le domaine
qualitatif des processus de vie, la méthode des
CS ne s’est pas développée à la mesure
de ses possibilités.
Les raisons n’en sont ni techniques, ni financières,
ni scientifiques mais philosophiques : cette méthode
peu coûteuse en matériel, facile d’application,
souffre de la confusion des notions entretenue par notre
société.
- Confusion
entre réalité et réalité sensible,
entre perception et perception sensible : le domaine qualitatif
appartient toujours à une réalité non
sensible et invisible mais que l’on perçoit par
une activité d’observation associée à une
activité de réflexion et non par une observation
pure.
- Confusion entre l’attitude (ou la pensée) scientifique
et la croyance à des dogmes scientifiques qui sont
des contenus de pensée et non pas des méthodes
de pensée : la démarche scientifique n’a
rien à voir avec la philosophie matérialiste
qui colore ponctuellement, historiquement, les conceptions
scientifiques de notre époque.
Pour ces raisons,
notre société confond
actuellement « scientifique » et « quantifiable ».
A l’extrême inverse de ce scepticisme
vis-à-vis
des méthodes qualitatives, une autre attitude porte
préjudice à ces méthodes : celle
qui consiste à attendre des ICS un verdict absolu
et péremptoire et à croire que l’image elle-même
est la vérité de ce qui est bon ou mauvais.
L’ICS n’est qu’un support de jugement, insuffisant en lui-même.
Ensuite il n’existe rien de bon ou de mauvais dans l’absolu,
toujours et partout. La méthode des CS ne remplace
pas les méthodes d’analyse quantitative, elle les
complète. Elle permet de choisir par exemple les
aliments les plus vigoureux parmi ceux que l’analyse chimique
a triés comme aliments comestibles. Un végétal
peut être vigoureux, donner de bons résultats
qualitatifs par CS et être un véritable poison
pour l’homme : il est à la fois bon, du point de
vue de la vitalité et mauvais du point de vue de
l’alimentation. Notre jugement qualitatif peut utiliser
les termes de bon ou de mauvais, mais à l’intérieur
d’un cadre délimité et annoncé au
préalable.
En ce qui concerne nos études des eaux potables
dynamisées, nous ne pouvons pas étudier directement
les eaux pour des raisons techniques. Nous pouvons seulement
montrer que la même eau, selon les traitements qu’elle
subit, peut influencer diversement les processus végétatifs
d’une même substance organique choisie comme support
d’étude.
Par exemple, pour retrouver les traces d’une dynamisation
effectuée sur une eau filtrée : nous prenons
3 substances organiques.
Pour chacune de ces 3 substances, nous réalisons
dans les mêmes conditions 2 extraits aqueux identiques
: - l’un avec l’échantillon d’eau témoin
avant dynamisation
- l’autre avec l’échantillon d’eau dynamisée.
Nous étudions, par CS, les extraits obtenus, conservés
ensemble dans les mêmes conditions. Nos prélèvements
s’étalent sur la durée précédant
la décomposition des 6 extraits.
Lorsque l’étude est arrêtée, nous reprenons
tous les documents photos qui illustrent l’évolution
des 6 extraits aqueux. Pour chacune des trois substances,
nous ne tenons compte que des différences d’ICS
importantes, évidentes pour n’importe quel œil,
et répétées aux cours de l’étude
de façon cohérente.
Les différences petites ou ponctuelles, non répétées,
sont négligées.
Notre compte-rendu et notre jugement qualitatif portent
sur les différences d’évolution observées
entre deux extraits de même nature, dissout dans
2 eaux de même nature mais dont l’un des échantillons
d’eau était dynamisé par un procédé que
l’on voulait évaluer.
Les résultats signalés dans nos écrits
sont toujours issus d’expérimentations répétées
et cohérentes entre elles.
Nous jugeons, après expérimentation par CS,
qu’une dynamisation est réussie, lorsque l’échantillon
d’eau dynamisée provoque systématiquement
sur diverse substances, choisies comme supports d’étude,
une stimulation de leurs processus végétatifs,
par rapport aux échantillons témoins étudiés
ensemble dans les mêmes conditions.
Le jugement qualitatif qui conclut notre rapport d’expérience,
porte sur l’efficacité ou non du procédé de
dynamisation utilisé pour l’eau étudiée
mais ne prétend pas indiquer le degré de
potabilité de l’eau. Aucune étude par CS
ne permet à elle seule de décider de la potabilité de
l’eau.
En général, les indications qualitatives
apportées par la méthode des CS enrichissent
nos connaissances et nous permettent de disposer de plus
d’éléments capables de jouer un rôle
dans la formation de nos opinions et de nos jugements.
Mais les ICS ne remplacent jamais notre capacité de
réflexion, qui seule, à partir d’observations
diverses, peut nous conduire à des jugements qualitatifs
raisonnables et cohérents avec notre environnement.
Ces expérimentations sur les eaux représentent
des expériences limites de notre activité.
Le domaine d’investigation privilégié de
cette méthode reste la substance organique à dose
pondérale dans laquelle la protéine joue
un rôle essentiel pour la reconnaissance des substances à travers
les ICS.
Dans le domaine
des aliments, qui représente l’essentiel
de nos échantillons d’étude, nous avons pu
efficacement comparer les qualités de divers modes
de production agricole et divers modes de cuissons des
aliments afin que les consommateurs puissent choisir à partir
de critères plus vastes et plus élaborés
que ceux fondés sur l’apparence.
En voici quelques illustrations :
Les photos 1
et 3 : sont des ICS homologues mais non identiques ; elles
sont des ICS caractéristiques du pain complet au levain (farine de blé bio)
dans la quelle se trouve la signature du blé.
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